19 avril 2008
Appel de don (Dépôts de logiciels)
La Fondation Maracouja comme beaucoup la connaissent actuellement est un organisme congolais à but non lucratif dont l'objectif est la lutte contre la fracture numérique par les logiciels libres.
Le projet, qui prend de plus en plus des ailes commence à susciter de l'intérêt auprès des congolais. Seulement, comme vous pouvez le constater dans mes billets antérieurs, nous sommes dans des sérieuses difficultés pour parvenir à populariser le logiciel libre.
La difficulté la plus grande est et restera toujours l'Internet, moyen par lequel le logiciel libre se diffuse principalement. Au Congo, il est très difficile d'avoir une connexion à Internet à domicile et quand bien même vous en avez, il est presque impossible de l'utiliser pour des gros téléchargement. Par exemple, pour une bande passante de 64ko, vous payez 160$ par mois sans compter l'achat de l'antenne et l'abonnement auprès du FAI (le moins cher) qui coûte 500$. Ces sommes peuvent paraître dérisoires mais au Congo, c'est une fortune. Et cette connexion ne permet pas de télécharger en moins de 24 heures un seul cédérom. Qu'en sera-t-il de tout un dépôt d'une distribution ? La bande passante la plus élevée (chez notre FAI) est de 1Mo et vous coûte 3600$ par mois.
La conséquence de cette situation est que nous ne sommes pas en mesure de télécharger les dépôts de logiciels libres. Ce qui représente un handicap sévère pour nos activités en faveur du logiciel libre et des gens vers qui nous allons.
Il y a quelque temps, nous avions reçu de la part de Julien Willem, un ami en Belgique, les dépôts binaires d'Ubuntu 6.06 et 7.04, c'est grâce à ce don venu à un moment opportun que nous avons quand même pu présenter Ubuntu à notre public. Julien aurait pu continuer de nous aider, mais malheureusement, il n'avait plus accès à la connexion haut-débit qui lui a permis de nous télécharger en peu de temps les plus de 20Gio que font les deux dépôts. Cette situation nous fige à Feisty Fawn. Dans une correspondance avec Canonical, nous avons malheureusement appris que nous ne pourrions pas recevoir de lui l'ensemble des dépôts, gratuits ni moyennant un frais, parce que ce service n'est pas prévu.
Mais maintenant, il se pose un autre problème, c'est que, comme je le disais dans un billet antérieur, ubuntu non content de ses exigeances de départ dans la consommation des ressources de l'ordinateur (au début, deux fois plus que debian), la version 7.10 est venu davantage booster cette consommation. en passant de 256 à 384 mio de ram. Cette exigence est impensable pour une zone comme le Congo, où la majorité d'ordinateurs tournent avec 128 mio de ram. Et quand bien même on passait à 256mio de ram, Ubuntu reste lourd et lent, d'autant plus que la plupart de ces machines sont des équivalents de Pentium 2 et 3.
Ubuntu devient donc au Congo un système d'exploitation luxueux d'où la décision de passer au premier plan le système d'exploitation debian dont nous avons apprecié les performances sur des machines bas de gamme. Ubuntu, nous le réservons à ceux qui, ne se plaisant pas de debian, le choisirons conséquemment.
Notre appel de don porte donc sur les dépôts de ces deux systèmes d'exploitation. Avec debian il n'y aura pas beaucoup de problème parce que les nouvelles versions ne sont pas chronométré. Nous aurons ainsi besoin des versions "Stable" et "Testing". Avec Ubuntu, nous demandons évidement comme le veut son calendrier de sortie, des nouveaux dépôts tous les 6 mois. Les mises à jour, nous nous en occuperons.
Nous demandons ainsi à toutes personnes de bonne volonté et en mesure de satisfaire à notre requête de bien vouloir nous aider en nous envoyant les dépôts debian (à partir de Etch) et Ubuntu (à partir de Gutsy Gibbon) contenant les binaires et/ou les sources. Sans cela, nous risquons de ne pas aller bien loin avec notre projet. Écrivez-nous à "maracouja.fondation@gmail.com". Des instructions vous seront données par courriel sur la façon de les envoyer.
Voir : "Mister Ubuntu, tu creuses l'écart avec certains"
08 avril 2008
M'enfin !
Elle - Allô ! Bonjour Emmanuel !
Moi - Bonjour S... ! Tu vas bien ?
Elle - Oui, bien merci et toi ?
Moi - Oui ça va bien aussi.
Elle - Où en es-tu avec l'ordinateur ?
Moi - Je l'ai observé hier soir et c'est un peu curieux. Le lecteur cd sur un autre ordinateur fonctionne mais pas sur le tien malgré toutes les manipulations que j'ai pu effectuer. Aujourd'hui encore je vais essayer une autre méthode.
Elle - Ok. J'avais causé avec notre informaticien au service. Et il était plutôt dubitatif quant à la proposition que tu m'as faite à propos d'Ibutu. Il me dit que c'est un système très compliqué et que je n'arriverai jamais à travailler avec. Les choses n'y sont jamais totalement achevées. Xp reste le meilleur système d'exploitation.
Moi - M'enfin voyons. Ce n'est pas vrai tout ce qu'il a dit. Mais est-ce que tu en as parlé à J... (le fiancé de ma correspondante) ? Je lui ai aussi installé Ubuntu et il ne s'en plaint pas.
Elle - Oui, je sais qu'il en a mais l'informaticien disais que c'est trop compliqué et qu'il n'est... Est-ce qu'il est possible de faire un "copier-coller" ?
Moi - Oui Évidemment ! Ne crains rien. J'utilise ce système depuis plus d'une année et je peux t'assurer que tu l'utiliseras sans problème. Mais en attendant, je continue de réparer l'ordinateur
Elle - (d'un ton rassuré) d'accord ! ...
Cette conversation que j'ai eu aujourd'hui me confirme une pensée qui m'est passée à l'esprit ce matin après avoir eu une conversation avec un enseignant d'informatique aux humanités. Je le connais comme étant un mordu de Microsoft Office 2007. J'étais très surpris ce matin de trouver OpenOffice 2.2 installé sur son Windows. C'était qu'il avait reçu un tas de fichier odt qu'il devait traiter, et il n'avait pas d'autres choix que de l'installer. Puis, je lui pose une question : "Qu'y a-t-il de différent entre OpenOffice et Microsoft Office" ? et lui de me dire : "Beaucoup de chose, MS Office est de loin meilleur que OpenOffice". Je lui demande encore : "Qu'y a-t-il dans MS Office qu'on ne peut pas faire dans OpenOffice ?" À cette question, il a commencé à tergiverser et pour l'aider à répondre correctement je lui demande enfin : "Est-ce que tu penses que le travail obtenu avec OpenOffice est différent de celui de Microsoft Office ?" Et là, il était obligé de reconnaître la réallité : "Bon ils fonts tous la même chose mais, avec Microsoft Office il y a beaucoup de facilités". Je pouvais encore continuer plus loin pour lui démontrer que les dites "facilités" était très relatifs à la fréquence de l'utilisation d'un logiciel. Et que quelqu'un qui est habitué à travailler avec OpenOffice serait très dépaysé avec MS Office et pourra finir par dire qu'il est compliqué ou mal fait, mais le temps m'avait fait défaut, je devais partir.
La conclusion que j'avais tirée c'est que les humains ne sont pas très conscient. Et quand bien même il le deviennent souvent, il y a toujours des blocages liés à l'éducation qui les empêchent de faire un bond en avant. On a du mal à avancer vers le changement, à assumer ces choix, à être responsable. On préfère plutôt déléguer ses responsabilités à d'autres personnes pour à la fin se plaindre lorsqu'ils ne l'ont correctement assumés. Les humains sont si naïfs que des discours pathétiques comme ceux de Microsoft à propos de leurs produits les émeuvent et encore agit comme une hypnose à point qu'ils ne jurent plus que par eux. L'être humain n'est pas encore arrivé à comprendre que tous les "puissants" ne se sont imposés que par l'exploitation de leur crédulité. Ils ne se sont élevés que par la force de la manipulation mentale. Cela est-il dû à la religion ? Ou à autre chose ?
Que le libre obtiennent la plus grande part de marché dans le monde, cela n'aura servi à rien si les utilisateurs de ces logiciels ne les auront choisis que parce qu'ils seraient plus beaux ou plus efficaces. La seule raison pour laquelle on devrait utiliser le libre devrait être le fait qu'il respecte la liberté de tous. Mais aussi, aux défenseurs du libres je dit l'essentiel : "je vous encourage à ne jamais vous décourager dans votre lutte, parce que le résultat ne dépendra pas toujours de nous et tenant compte de la morale, nous ne pouvons pas manipuler les gens comme l'ont fait les capitalistes." N'arrêtons pas de nous battre pour notre propre liberté.
02 avril 2008
Obsession ?
Ce matin, j'écrivais un mail à un ami dont l'objet était un livre que je devais recevoir de lui.
Seulement, j'ai écris dans l'objet : "libre" au lieu de "livre". Suis-je tant obsédé par le libre jusqu'à ce point ?
Ensuite je vérifie la disposition des touches je me rends comptes que V et B sont voisins. Simple erreur de frappe ? Peut être. Mais la touche V, je la tape avec la main gauche et la B avec la main droite. Ce qui réduit considérablement l'éventualité d'une erreur de touche. Ensuite, les autres mots contenants les V, Je les écrits sans me tromper de touche, encore moins pour les B. Conclusion : "Je sombre dans l'obsession".
Au secours !
19 mars 2008
Qualité
Un jour que j'étais entrain de regarder la télé, je suis tombé sur un film d'animation qui m'accrocha bien, ainsi que ceux qui étaient avec moi au salon. Mais pas pour longtemps, parce que la qualité de ce film d'animation était bien loin d'être parfait. C'était comme s'il n'était pas achevé. Il y avait beaucoup de séquences où les personnages ne produisaient aucun son, et d'autres où certains sons étaient bien trop bas pour être entendus. Au bout de quelques secondes, je m'étais rendu compte de ce qui se passait : la chaîne de télévision locale que nous suivions était entrain d'émettre un film d'animation inachevée, probablement volé en studio et vendu sur Internet. Nous ne tardâmes pas à changer de chaîne.
Mon problème cependant est loin d'être les droits d'auteurs ni le piratage. C'est plutôt celui de la qualité. Imaginez un instant que ce film d'animation était vendu officiellement tel qu'on le voyait, et qu'il était subordonné à l'achat un lecteur DVD ou autres sans aucun moyen de remboursement. Cela aurait certainement provoqué des tôlées de protestations et les auteurs de ce film auraient certainement eu des problèmes avec la justice en cas de refus de remboursement.
Vous savez certainement où je veux en venir. C'est tout de même triste la passivité avec laquelle les gouvernements ont considéré la question de la vente liée dont se sont rendus coupables les constructeurs d'ordinateurs en subordonnant à leurs ordinateurs un produit à part entière qui a rendu la vie bien plus difficile que facile. Le pire c'est que ces produits ne sont pas de bonne qualité. On ne devrait pas ce gêner de le dire. Un bon produit est celui dont les performances sont toujours revues à la hausse. Avec Windows cependant, même si on mettait de côté la question des logiciels libres, sa qualité aurait au moins stimulé les gouvernements à intervenir en faveur des consommateurs qui deviennent comme des esclaves, ou encore des sujets du Royaume de Microsoft. Mais non, ils l'ont laissé s'enrichir à point de devenir en mesure de perturber n'importe quoi. Vous vous battez pour la liberté des infrastructures de l'information ? Il va corrompre aux yeux de tous pour tout embrouiller. Il va racheter des compétences et séduire même d'éventuels défenseurs de la liberté de l'information. Par là, je n'ose pas déclarer un désespoir dans la lutte que je soutient fermement nuit et jour, mais plutôt, plaindre une situation qui aurait pu être évité dès ses débuts. Si certaines sociétés informatiques ont payé le prix de la vente liée, pourquoi pas d'autres ?
Mon attention va beaucoup plus vers ceux qui prétendent soutenir le logiciel libre. Que faites-vous dans la vie de tous les jours pour résister à l'ennemi (puisqu'il faut l'appeler par son nom :-)) ?. Vous contentez-vous juste d'utiliser des logiciels libres sur des ordinateurs pour lesquels vous avez payé la taxe Microsoft ? Je pense à mon sens qu'acheter des ordinateurs liés à Windows revient à soutenir la vente liée. Une campagne de boycotte d'ordinateurs liés à Windows devrait être lancée. Nous nous battons contre la vente liée comme si les constructeurs d'ordinateurs était eux aussi victimes de cette situation. Microsoft n'aurait pu rien faire si eux n'avaient pas accepté ses offres. Quant à moi, je m'engage à ne me procurer que des ordinateurs "blanc" pour protester contre la vente liée. Les constructeurs d'ordinateurs devraient être punis tout autant que Microsoft.
16 mars 2008
Le méchant Geek.
Il était une fois un méchant geek au cheveux crépus qui avait des goûts bizarres jusqu'à préférer des systèmes d'exploitations dits libres qu'on appelle communément « Linux ». Il les répandait comme une peste autour de lui, et très souvent, pour rien. Il faisait un petit job qui lui donnait un peu d'argent de poches et prêchait le Libre à ses heures perdues.
Un jour qu'il n'avait rien dans ses poches, un vieillard du quartier le contact à cause de son ordinateur qui ne marchait plus bien ou plus du tout, je ne sais plus. C'était un petit soulagement pour lui, il allait recharger ses poches. Dans ce genre de cas, le méchant geek en profite pour faire des prosélytes. Mais ce jour là, il tomba sur un vieillard acharné, tenant à tout pris à conserver son système d'exploitation (les amis de TheInquirer.fr l'appelle souvent « système d'exploitation de la crédulité humaine ») et il en était à la version « 98 SE». Donc pas de « linux ». Rapidement, le méchant geek commence à s'irriter parce que le vieillard ne voulait pas comprendre et surtout, rien écouter. Le méchant geek voulait l'abandonner comme il le fait toujours, mais il craignait pour ses poches. Finalement, il renonce et accepte d'installer le système d'exploitation de la crédulité humaine, dans sa version « XP ».
Sa conscience le mordillant, il jura de ne pas lui installer un autre logiciel non libre.
A la fin, le vieillard lui demande :
Mais où je fais mon traitement de texte ?
Le méchant geek ouvre un éditeur de texte, « Write » je crois. et le vieillard de rétorquer :
Mais il est pas bien celui là !
Mais si qu'il est bien, réponds le méchant geek. Macdosoft, comme d'habitude, a fait beaucoup de progrès, il ramène tout à la simplicité. Dites moi pépé, quelles sont les fonctions que vous utilisez souvent dans votre traitement de texte ?
Le vieillard, ne comprenant pas le piège, énuméra bien les fonctions, et le méchant geek les appliqua avec le logiciel « innovateur » de Macdosoft. Le vieillard ébloui lui demanda comment il fait pour écouter la musique.
Un peu embarrassé, le méchant geek trouva tout de même une solution :
Tu ouvres le super-méga-génial menu « démarrer », et tu cliques sur « Exécuter » et (pointant une zone) dans cette zone texte tu tapes ceci : « c:\windows\system32\mplay32.exe ».
Ce qu'il fait et (selon ses dires) un lecteur multimédia « next generation » avec une interface graphique épurée capables de lire sans codecs supplémentaires tous les formats audio, surtout le format « .wav » apparait instantannément. Il lit un cd et continue l'explication.
Notre vieillard se voyait devenir immortel et posa une dernière question :
Mon petit fils Henri est un passionné de l'infographie, dans l'ancien système, il avait Photoshop 7. Que peut-il utiliser maintenant ?
Eh bien, dit le méchant geek, (rigolant au fond de son coeur), tout est inclus dans ce pack. Il vous suffit monsieur d'ouvrir « Paint », et d'y trouver, toujours avec la nouvelle philosophie d'épuration d'interface, un environnement sans égale de traitement d'image. Il est tellement puissant qu'une image d'environ 700ko met près de 30 seconde avant de s'ouvrir. Adobe dans son Photostop..
PhotoSHOP, corrige le vieillard
PhotoSHOP, ok. Je disais, Adobe multiplie inutilement des fonctions qui font très souvent la même chose. Avec ce nouveau pack, vous avez tout ce qu'il vous faut en très peu d'espace.
Le vieillard, rajeuni avec ces nouveaux outils demanda aux méchants geek la facture du service.
Pour un tel service, le vieillard paya toute sa facture, content d'appartenir enfin à la « next generation » !
Emmanuel Gontcho
15 mars 2008
Message de reconnaissance
2008/3/15, Michel Koffi <######@yahoo.ca>:
- Masquer le texte des messages précédents -
De la part de Michel au cyber mateta juste pour vous [remercier] car on
est vraiment en paix avec votre système d'exploitation UBUNTU.
bien de bonne chose et je vous encourage [à] faire plus de performance pour aller plus loin avec votre UBUNTU
bien de bonne chose
Devenez un meilleur amigo grâce à #######
Ce message, je l'ai reçu d'un tenancier de Cybercafé dans mon quartier, à Kinshasa en République démocratique du Congo. j'avais installé Ubuntu sur une de ces 5 ordinateurs. Je ne suis pas encore allé voir ce qui se passe dans son cybercafé, mais à la lecture de ce message, il doit en avoir vu de toutes les couleurs avec Windows !
Longue vie au Libre !
04 mars 2008
Bien vivant...
...Et même plus solide que l'ennui.
Eh oui, après une assez longue absence sur Internet dû à l'impossibilité d'y accéder, me voici de retour avec une Fondation Maracouja toujours grandissant.
Je viens d'arrêter avec mon emploi à l'imprimerie et je vais désormais me consacrer au libre dans la petite Fondation Maracouja qui commence à prendre forme.
Le but de Maracouja est la lutte contre la fracture numérique avec les logiciels libres. Nous allons porter les logiciels libres aux populations africaines dans leurs langues maternelles. Pour cela, le département de la communication trace un agenda pour la traduction des logiciels libres dans les langues locales. Nous commencerons évidemment par Ubuntu, dans sa déclinaison Gnome. Des manuels sur l'informatique seront créés, eux aussi dans les langues locales. Ce n'est pas un travail facile, parce que la seule République Démocratique du Congo où nous sommes basées a 4 langues nationales. Mais au grand total, il y a près ou plus de 450 dialectes. Ca ce n'était qu'une information, nous ne nous concentrerons que sur les 4 langues nationales.
Des formations seront données dans ces langues, et une équipe de développement sera créée d'ici une année. Et il y aura bien plus.
Longue vie au libre...
22 décembre 2007
On ne dit plus "Bumuntu Association"...
Ceci est le dernier message concernant "Bumuntu Association" qui désormais ne sera plus appelé ainsi. Pour rappel à ceux qui ont pris le train en marche, "Bumuntu Association" était une Association sans but Lucratif dont l'objectif était la promotion et le développement des logiciels libres pour briser la fracture numérique dans les zones en développement.
L'objectif n'a pas changé, seul le nom et la forme de la structure changent.
La structure
Nous ne sommes plus une "association sans but lucratif". Bon, c'est vrai, nous gardons toujours un but non lucratif mais nous devenons plutôt une "Fondation". Pourquoi ? Parce qu'avec une Fondation, nous veillerons mieux sur nos objectifs plutôt qu'avec une "association" parce que là, l'Assemblée Générale a le dernier mot à dire, ce qui est dangereux dans notre cas parce que la notion du Libre est une notion complexe et très peu de gens l'assimilent bien. Il ne serait pas bien qu'un jour l'Assemblée Générale modifie les objectifs (ce qui est possible avec une asbl) et les perturbe bien. On pourra bien lutter contre un tel mouvement mais il en résulterait de l'instabilité. Ce qui fait mourir beaucoup d'Asbl au Congo.
L'autre raison est que dans la loi congolaise, on ne peut obtenir un statut d'asbl que lorsqu'on a au moins 7 fondateurs. Pourtant, nous ne sommes que 4, les fondateurs. Et on ne va pas improviser d'autres fondateurs juste pour avoir des documents.
Il nous reste dans ce cas à devenir une Fondation. Avec un seul fondateur, une Fondation peut exister. Nous sommes 4, le compte est bon. Notre objectif reste sans but lucratif. Il s'agira de tourner la grande masse vers les logiciels libres pour leur salut, et former des développeurs des logiciels GNU-Linux.
Et le nom ?
Ah tiens ! J'allais oublier, nous ne sommes plus "Bumuntu" mais plutôt Maracouja. "Bumuntu" comme vous devez l'avoir deviné signifie comme "Ubuntu", "Humanité". Mais cette fois, c'est dans deux langues de l'Afrique Centrale : le Tshiluba et le Swahili. Le problème avec ce nom, ce qu'on nous confond toujours avec le système d'exploitation "Ubuntu". Si Ubuntu est pour l'instant le principale système d'exploitation que nous diffusons, il n'est pas exclu que nous diffuserons d'autres système d'exploitation comme Gentoo, Mandriva, Debian ou autres... Alors, que les Libristes intégristes ne se fassent plus de souci au sujet d'Ubuntu ;-) (j'en ai reçu, des mails), nous ne distribuerons pas que lui.
Quant au logiciel que nous développerons, ils seront à 100% libres.
Et pourquoi Maracouja ? Parce que le Maracouja, c'est le fruit de la passion, et le libre, c'est notre passion.
Voilà, désormais, nous dirons plutôt : "Fondation Maracouja"
13 décembre 2007
Microsoft Office Open Xml : Pourquoi nous disons "non" (3)
Dans les deux précédents billets (ici et ici), j'ai rapporté 4 raisons pour lesquelles OOXML ne devrait pas être accepté comme standard par l'Organisation Internationale de Normalisation (ISO).
Dans ce billet, je m'en vais vous donner deux autres raisons qui complètent les quatre précédemment citées.
5. Depuis le début, Les applications bureautiques de Microsoft bénéficiaient des standards propriétaires que personne d'autre n'était en mesure d'implémenter afin de rendre les logiciels compatibles. Microsoft a décidé d'ignorer l'existence des standards ouverts, comme nous l'avons vu par le passé, il essaie d'apporter un nouveau standard dit "ouvert" propriétaire qui ne peut être pleinement implémentable que par lui-même. Il a existé depuis longtemps de standards ouvert pour les documents et Microsoft n'a fait qu'un petit pas vers leur implémentation qui à la fin n'a donné naissance qu'à un plug-in tièrce-partie pour la lecture des ses fichiers, conçu par un autre éditeur (Sun Microsystems).
6. Jusqu'à ce jour le standard OOXML n'a pas été implémenté ni par son éditeur, ni par des concurrents.
7. Les standards ne doivent pas être rétro-compatible parce que la rétro-compatibilité est une fonction logicielle et ne devrait figurer que dans les logiciels qui se doivent d'implémenter plusieurs versions d'un standard.
Microsoft se dit sûrement qu'en créant une rétro-compatibilité pour son format de données, il attirerait certainement beaucoup de monde qui aimerait parvenir à lire ces anciens formats de données. Pourtant en faisant cela, il rend l'implémentation impossible parce que les fonctions de rétro-compatibilité l'ont justement emmené à intégrer des binaires comme évoqué au billet précédent, qui ne garantissent rien sur leur fonctionnalité et leur adaptabilité sur d'autres plate-formes et qui sont d'ailleurs non ouvert et par dessus tout non libres.
8. La manière dont OOXML a été conçu le rend compatible uniquement avec la technologie Windows. Ce qui signifie que les autres plate-formes existantes ne sauront pas l'implémenter, ni même l'utiliser et les utilisateurs ne seront bloqués dans la technologie Windows dès la première fois qu'ils utiliseront OOXML sur leurs ordinateurs.
9. Seul Microsoft peut vraiment profiter de OOXML. Son implémentation est simplement impossible par les concurrents.
N'allez alors pas imaginer que le souci de Microsoft est celui d'avoir une infrastructure libre de l'information. Il essaie encore une fois comme d'habitude de conserver son monopole. Microsoft n'a aucun souci pour vous qui utilisez l'ordinateur, ce qu'il veut c'est s'approprier de la technologie et de tous ses usagers. Nous avons tous péché d'avoir contribué à son monopole, nous en payons les frais aujourd'hui. C'est pourquoi nous devons dès maintenant combattre cette situation qui met à mal la liberté de l'information.
Nous en sommes à 72.160 signatures.
12 décembre 2007
Microsoft Office Open Xml : Pourquoi nous disons "non" (2)
Ceci est la deuxième partie de cet article sur les raisons pour lesquelles le format ooxml de Microsoft ne devrait pas devenir une norme. La première partie avait évoquée deux raisons, nous continuons avec deux autres raisons :
3. L'idée d'un standard devrait être claire, facile à implémenter par n'importe qui, avec très peu de spécifications possibles, il devrait encourager sa propre implémentation dans les applications et fournir de la compatibilité ou mieux, de l'interopérabilité entre les différentes applications l'utilisant. Il devrait être dépourvu des violations de brevets.
Pourtant, lorsque nous observons ooxml de notre ami Microsoft, nous nous rendons justement compte de toute la difficulté qu'il y a à implémenter une telle spécification. Sa documentation couvre 6000 pages. Ce qui rend ardu son étude et son implémentation. Microsoft lui même, auteur du format n'est pas parvenu jusqu'à ce jour à implémenter ooxml dans sa suite bureautique "MS Office". Les documents générés par cette suite sont d'un format différent de la spécification original de ooxml. Comment voudrez-vous que d'autres éditeurs arrivent à le faire ?
Ooxml embarque avec lui des données binaires dont on est pas sûr de la nature ni de la compatibilité à travers différentes plate-formes et différents systèmes d'exploitation. La conséquence de ceci est que ce n'est pas tout le monde qui pourra implémenter ce format. Dans ce cas, en quoi serait-ce une norme internationale ?
4. Ooxml contient des données binaires pour assurer la rétro-compatibilité avec les précédents formats de documents de Microsoft. Cependant, aucune spécification n'a été donnée pour ces données, seuls des binaires que seul Microsoft peut exploiter. La rétro-compatibilité est le fait que tous les autres fichiers édités avec les anciennes versions de Ms Office devrait être lus après une implémentation de ooxml, pourtant, aucune spécification n'a été donnée pour ces autres formats de fichiers. Conclusion, seul Microsoft peut implémenter ooxml dans ses logiciels et pire, à cause de sa complexité, il n'y arrive pas !
À l'instant où je clôture cet article, nous en sommes à 71964 signatures. Signez la pétition ici



