26 octobre 2007
Entrevue imaginaire sur les logiciels libres (1)
Bonjour, à partir de ce billet je vais publier une entrevue imaginaire dont je suis l'auteur. L'objectif est de présenter les logiciels libres.
Qu'est-ce qu'un logiciel libre ?
Un logiciel libre est un logiciel qui assure l'indépendance de l'utilisateur de l'ordinateur face aux éditeurs des logiciels. Il facilite l'apprentissage de l'informatique et l'innovation par le partage des codes sources. Il garantie quatre libertés fondamentales de l'utilisateur de l'ordinateur :
1.La liberté d'utilisation et d'exécution du logiciel pour n'importe quel usage.
2.La liberté d'étudier le fonctionnement du logiciel et de l'adapter à vos besoins
3.La liberté de distribuer les copies du logiciel.
4.La liberté d'améliorer le programme et de rendre public les modifications apportées.
Y'a-t-il des logiciels qui ne sont pas libres ?
Oui, il en existe beaucoup. Ils sont communément appelés logiciels propriétaires.
En quoi s'opposent-ils aux logiciels libres ?
Ils s'opposent aux logiciels libres par les quatre libertés fondamentales émises ci-haut, ce qui occasion des fraudes, des chantages et des monopoles on ne peut plus dangereux (un monopole d'ailleurs, est toujours dangereux).
Plus précisément, en quoi violent-ils la liberté n°1 ?
La plupart des logiciels propriétaires sont restreints d'utilisation. Leurs éditeurs en brident les versions de manière à faire plus de profit en interdisant par exemple que telle version soit utilisée en entreprise ou dans tel autre cadre. D'autres sont interdits d'utilisation dans des pays frappés d'embargo, ou encore dans l'armée etc...
Ces restrictions n'ont aucune raison d'être. Tout le monde est libre d'utiliser un logiciel.
L'autre interdiction de plus en plus fréquente est celle d'utiliser le logiciel sur plus d'un ordinateur. C'est aberrant. Si vous avez plus d'un ordinateur à la maison ou au travail, vous n'avez pas le droit d'avoir le logiciel que vous avez légalement acquis sur tous ces ordinateurs. Pourtant vous il est censé vous appartenir parce que vous l'avez acheté. Et l'éditeur peut vous poursuivre en justice si vous ne respectez pas cette clause. La conséquence c'est que de plus en plus de gens se tournent vers le détournement des fonctions de sécurité desdits logiciels pour parvenir à les faire fonctionner sur plusieurs machines et ils sont ainsi exposés à des codes malveillants, de l'instabilité ou des virus de toute sorte. Et le consommateur en paie également de son argent. La plupart des licences de ces logiciels stipulent que le logiciel ne vous est pas vendu, mais plutôt "concédé sous licence", son seul propriétaire reste l'éditeur. Donc, votre argent ne vous appartient plus, mais le logiciel acheté non plus. Ce phénomène qui a tout d'un racket ne profite en rien à l'utilisateur qui est buté à des problèmes de conscience ou s'expose à des poursuites judiciaires pour un droit qu'il mérite bien.
11 octobre 2007
WGA ! J't'adore
Chaque fois que j'allume l'ordinateur du nouveau bureau auquel on m'a affecté, bon sang que je bondi de joie à la limite de l'envie de crier 'Alléluia !' quand je vois sur mon écran un message à moi destiné, venant de Microsoft, mais ils m'adorent ces gens là. Voici l'intégralité du message :
Pourquoi faire semblant hein Microsoft, la plupart des entreprises se foutent de ta gueule et utilisent abusivement ton système d'exploitation. Au lieu de le verrouiller, tu te contentes de leur dire bonjour chaque matin ! Tu sais comme moi que si tu le fais, tout le monde te laisseras tomber. Alors arrêtes de les saluer d'une façon si impoli. Passe à l'action, fais toi respecter, montre ta virilité. Et moi dans l'entre-temps, je prêche l'évangile de la liberté, du zéro-virus, de la sécurité que seul la plateforme Linux nous offre. Continue de dormir. Nous arrivons !
10 octobre 2007
A qui profite le crime ?
Que faut-il pour que le monde comprenne aujourd'hui que Microsoft n'en peut plus ? A la sortie d'Internet Explorer 7, il était rendu impossible par Microsoft à ceux qui n'ont pas une copie originale de Windows d'utiliser ce navigateur que beaucoup d'internautes ont par ailleurs qualifié de "nid d'espion".
Avec sa politique WGA (Windows Genuine Advantage), Microsoft croyait faire chanter les pirates en leur refusant (comme le nom du système l'indique) certains avantages liés à l'utilisation de Windows, notamment le téléchargement de certaines mises à jour et certains logiciels, dont Internet Explorer 7.
Aujourd'hui, Microsoft déchante. Il vient de donner enfin Internet Explorer à tout le monde. Les pirates ainsi peuvent en profiter. La raison officielle de Microsoft sur cette décision est qu'il veut contribuer à sa politique de securiser les utilisateurs de Windows sans distinction.
Avez-vous bien lu ? Microsoft se fait du souci pour ses pirates !
Allez ! La véritable raison est que Firefox a déjà conquis plus de la moitié des parts de marché d'Internet Explorer et Microsoft ne veut pas voir son navigateur disparaître de la circulation, ce qui peut vraiment arriver, parce que d'une part, sa qualité est inférieure à celle de Firefox et d'autre part, Microsoft ne met plus suffisamment de moyen pour le développement d'Internet Explorer, ce qui justifie son grand retard par rapport à d'autres navigateurs. Le fait qu'il ait restreint l'accès à la version 7 d'Internet Explorer a aussi envoyé beaucoup de monde vers Firefox.
Ceci dit, nous devons tous nous rendre compte que le piratage des logiciels propriétaires rend service aux propriétaires des logiciels. Au lieu de les aider à conserver un monopole non justifié, nous devons prendre la décision responsable d'adopter les logiciels libres qui nous offrent un large choix et une grande sécurité. Rien n'est imposé, et la qualité, c'est ce qu'il y a en abondance dans cette grande famille de logiciels. Que vous ne vouliez pas de Firefox, vous pourrez toujours choisir Epiphany, IceWeasel, Konqueror ou autres...
Source
08 octobre 2007
Utiliser le livecd avec 128mio de ram !
Qui avait dit que c'était impossible ? Les récommandations officielles d'utilisation de livecd limitent à 256mio la quantité de ram à utiliser. Pourtant, je l'ai plusieurs fois utilisé à 192mio. Mais bon, cela ne veut pas dire que les récommandations ont tort de limiter la quantité à 256mio. Non, le problème c'est que le livecd est fait d'abord pour essayer une distribution, et cela n'est rendu possible qu'à partir de 256mio. Avec 192mio, certaines applications provoquent le plantage de l'ordinateur qui atteint rapidement la totalité de la mémoire ram disponible. Mais, une simple installation avec 192mio ne poserait en principe pas de problème si on peut se passer de l'essai des applications présentes sur le cédérom.
L'initialisation du livecd avec 128mio est pratiquement impossible, je n'avais jamais réussi à le faire jusqu'au samedi passé, lorsque désespérément, pour essayer d'installer ubuntu 6.06 en écrasant une ancienne installation dans une famille, j'ai introduit le livecd feisty fawn. Grand fut mon étonnement lorsque après quelques minutes j'étais devant le bureau Ubuntu. Pourtant l'ordinateur n'avait que 128mio de ram !
J'ai finalement compris que c'était à cause de l'espace swap d'environ 300mio qu'il y avait sur le disque dur. Le livecd l'avait utilisé et j'ai pu installer Ubuntu. Mais seulement, il a pris environ 1h20' d'installation. L'important, c'est que l'essentiel était fait. Dans ce cas, s'il était possible de rogner sur le disque dur à chaque
fois un espace d'au plus 512mio avant l'initialisation du livecd, même
les ordinateurs bas de gamme pourront accéder au livecd...



