30 novembre 2007
Quelle action préconisons-nous ?
Cette question m'a été posée par un lecteur congolais après avoir lu la critique que j'ai faite sur l'état du développement de logiciels au Congo et par extension dans les autres pays en développement.
Premièrement, je me dois de rappeler que je dirige une Association Sans But Lucratif dénommée provisoirement "Bumuntu Association". Cette association dans ses statuts en plein élaboration se fixe pour objectif la promotion et le développement des logiciels libres, afin de faire des pays en développement de vrais acteurs dans l'espace numérique.
La promotion, nous la faisons déjà, mais encore à petite échelle à cause des moyens qui font défaut, ce qui reste à faire et qui est le plus important c'est le développement de logiciels.
Comment nous y prendrons-nous ?
Nous allons créer des centres de formation en programmation, et nous allons recruter des candidats sur base d'une série de tests qui devra déterminer leur capacité à faire le développement des logiciels. La formation sera gratuite et rigoureuse, si les moyens seront à notre disposition, nous réserverons une collation mensuelle pour tous les candidats. A la fin de la formation, une sélection sera faite pour rejoindre l'équipe de développement afin de travailler sur des projets de développement précis. Le projet s'étendra au-delà des frontières de la Ville de Kinshasa et de la république démocratique du Congo.
Nous faisons toujours appel aux personnes de bonne volonté pour soutenir financièrement et moralement le projet afin que nous puissions réaliser l'objectif du Libre : la liberté, l'égalité et la fraternité. Déjà, nous sommes très contents de la contribution que nous recevons. Nous avons reçu un don des dépôt Ubuntu 6.06 et 7.04, et une connexion à Internet. C'est pour nous un départ dans notre action. Au mois de décembre, nous commencerons l'élaboration de notre site Internet et au mois de janvier 2008, ce sera enfin le véritable départ dans nos activités.
29 novembre 2007
Fracture numérique. Cessons de rêver !
L'expression "fracture numérique", qui désigne l'inégalité d'accès aux technologies numériques est un sujet abordé sans un aspect très important, qui, mieux considéré résoudrait à lui-seul une très grande partie du problème.
L'outil technologique le plus visé dans ce phénomène est l'ordinateur. Et les parties qui entrent le plus en jeux sont les pays en développement et les pays développés. Oui c'est vrai, entre ces deux sociétés, le gouffre est grand dans la consommation du numérique. Les gouvernements et les organismes internationaux font des projets pour réduire jusqu'à néant cette fracture numérique. Mais contrairement à ce que les apparences laissent croire, la fracture numérique n'est pas seulement un problème des pays en développement. Les pays développés sont tout aussi frappés par ce phénomène. Pour preuve, selon le MondeInformatique.fr, 63% d'enseignant français déplorent le manque d'équipement IT. Pourtant il y a des ordinateurs dans ces écoles !
Tous nos analystes font de la littérature et des beaux projets pour essayer de combler ce vide, mais tant qu'ils n'auront pas songé aux logiciels libres, la fracture numérique existera toujours. Comment enseignera-t-on le graphisme sur ordinateur si un logiciel doit être acheté à 700$ pour chaque machine ? Comment les enfants de l'école primaire et maternelle apprendront-ils s'ils faut dépenser de l'argent allant au-delà du prix d'un ordinateur ? En Afrique, beaucoup d'écoles n'attendent plus le gouvernement pour s'offrir des ordinateurs, mais son utilisation reste trop basique parce qu'il n'y a pas de logiciels. Pourtant il y en a.
Le monde entier doit se réveiller parce qu'il n'y a qu'une très petite poignée de gens qui profitent de l'IT, pourtant, tout le monde aujourd'hui en dépend !
28 novembre 2007
Gran Paradiso, l'invasion.
Les présentations
Nous devons tous, acteurs et utilisateurs du Libre, un coup de chapeau et de la révérence à La Fondation Mozilla pour le grand travail abattu dans l'élaboration de Firefox, et à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à ce projet.
Firefox, notre cher navigateur est l'un des outils libres les plus réussis, tant dans le design que dans la performance. Le résultat est que malgré l'inévitable Internet Explorer pour les utilisateurs de Windows, Firefox a séduit, Firefox a conquis et convaincu. Il a été pour beaucoup le premier point de contact avec le Libre. Il a marginalisé les utilisateurs d'Internet Explorer qui aux yeux de beaucoup paraissent désormais bizarres quand ils continuent à utiliser ce navigateur qui a perdu la boussole.
De sa naissance à ce jour, Firefox était venu faire sa présentation auprès du public. Il était venu dire ce qu'il veut et où il veut aller. Et rien que la présentation a couté à son ennemi n°1 près de la moitié des parts de marché. Aujourd'hui cependant, finit les présentations. Nous nous connaissons tous. Nous savons qui est fort et qui ne l'est pas, vient le moment de l'invasion.
Gran Paradiso
Voilà le renard-feu qui fonce sans pitié vers la réalisation de son objectif. Cette nouvelle version, livrée actuellement en version bêta, fera mordre les doigts à ces adversaires. Heureusement que Ballmer n'a plus beaucoup de cheveux sur sa tête, sinon, il se les arracherait tous, rouge de jalousie.
Rien que sa bêta est déjà plus stable que les dernières versions. J'ai eu le temps de l'essayer, je l'essaie encore. Au menu, un marquage de page en un seul clic. Wow, j'en suis déjà devenu dépendant. En travaillant sur la version 2.0.0.3, j'ai failli cliquer à droite de la barre d'adresse pour marquer une page que je lisais. Le téléchargement amélioré, on peut l'interrompre et recommencer où on s'est arrêté. Il y a beaucoup d'autres ajouts, mais pour l'instant, ces deux là m'ont les plus intéressé.
Le plus est à venir
L'interface graphique du Paradis a été refaite, mais ce n'est pas encore visible dans cette version bêta. Pour vous saliver la bouche, jetez s'il vous plait un coup d'oeil à ce blog(en) vous aurez certainement un aperçu de ce qui doit être fait.
En plus, Firefox va faire une entrée triomphale dans la Emacs Church, parce qu'il va se débarrasser de son ancien oeil qui lui faisait trébucher : TalkBack. Ce logiciel propriétaire avait aidé Mozilla à récolter les crash de Firefox à travers Internet. Ce qui n'était pas bon, c'est qu'il est propriétaire d'abord, ensuite qu'il touchait un côté sensible qui est la transmission de donnée sur Internet. Tous ce qui restait, c'était de faire confiance à la Fondation Mozilla qu'il n'allait pas récolter des données personnelles. Dans le secteur informatique, demander une telle confiance c'est trop demander. Bon, je crois que c'est désormais une histoire passée. Et le remplaçant, c'est BreakPad (Airbag en début de projet) Libre et libérateur.
Bienvenu à toi, Paradiso.
27 novembre 2007
10 minutes libres
Dimanche 25 novembre 2007, 14h00. Une émission télévisée sponsorisée par la Société Catholique des Missionnaires de Saint Paul passe sur DigitalCongo, une télévision congolaise assez suivie sur presque toute l'étendue du pays. Le but de l'émission est de promouvoir les ouvrages édités par les catholiques. Parmi leurs ouvrages, il y a aussi un mensuel : "L'avenir", dédié essentiellement à la jeunesse. Et ça fait 4 mois que j'ai été affecté en tant que Graphiste à ce périodique et j'en ai profité pour couler depuis, des articles sur l'informatique libre.
A ladite émission, une rubrique de 10 minutes est consacrée à la revue "L'Avenir" et ce dimanche, c'est moi qui étais reçu. Je devais parler de l'importance qu'accorde la revue aux sujets traitant de l'informatique mais aussi de commenter mes articles qui tournent toujours autour des logiciels libres, malgré les différents visages que je leur donne.
10 minutes n'étaient pas assez, mais une chose est certaine, c'est que de plus en plus de gens commencent à entendre parler des logiciels libres au Congo. C'était ma première parution à la télévision, mais pas la dernière.
25 novembre 2007
Mettez moi ça sur Ubuntu !
Un Monsieur pour qui j'avais installé Ubuntu en dual boot avec Windows est allé voir son FAI pour exiger qu'on lui installe son Internet sur Ubuntu parce que Windows ne marchait plus, et ce n'est pas la première fois que Windows ne marche pas. So, It's not a feature, It's a bug.
- Bonjour Madame !
- Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour vous ?
- Je viens demander qu'on me mette Internet sur Ubuntu, l'autre système d'exploitation. Avec Windows ça ne marche pas.
- Ub... quoi ?
- Ubuntu ! C'est un autre système d'exploitation, il est plus stable.
- Mais Monsieur, nous n'avons pas de problème de connexion !
- Mais non, la connexion va bien, c'est Windows qui ne va pas bien. Configurez moi Internet sur Ubuntu.
- Bon, attendez que je vous appelle un technicien.
Avec le technicien
- Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour vous ?
- Mon Windows ne marche plus. Et ce n'est pas la première fois. Je ne sais plus me connecter à Internet, pourtant je paie mes factures. Je veux que vous me le configuriez sur Ubuntu.
- Comment ?
- Ubuntu
- Ben, c'est quoi Ubintu ?
- Ubuntu ! C'est un autre système d'exploitation. Je l'ai sur mon ordinateur. Windows ne marche pas, mettez moi Internet sur Ubuntu.
- Mais, La connexion n'a pas de problème et ça ne rien à voir avec votre ibuntu.
- Mais non, c'est vrai, c'est Windows qui ne marche plus. Mais Ubuntu si.
- Ecoutez monsieur, Internet n'a rien à voir avec Ub..
- Ubuntu !
- ah ! Ubuntu, ok. Ca n'a rien à voir. Vous devez sûrement avoir attrapé des virus.
- Certainement, et c'est pour ça que je veux qu'on paramètre Internet sur Ubuntu.
- Mais non ! Si Windows lui-même ne démarre pas, vous ne pourrez accéder à aucun logiciel, donc votre Ubuntu ne devrait même pas marcher.
- Ubuntu n'est pas logiciel, c'est un Système d'exploitation.
- Ecoutez monsieur, faîtes scanner votre ordinateur avec un antivirus à jour, et vous n'aurez plus de problème. Ubuntu n'a rien à voir avec Internet. On ne connaît pas ça. C'est sûrement un truc des hackers, ces pirates arrgh ! Ne téléchargez pas n'importe quoi sur votre machine. Après avoir fait scanner votre ordinateur, appelez nous et nous reconfigurerons Internet.
- pfffff
- Bonne journée Monsieur !
...
La conversation, je l'ai réécrite en ma manière, mais le fait, il est vrai. Le FAI, l'un des plus grand au Congo. Ils ne connaissent pas Ubuntu. Il y a même un FAI qui utilise des serveurs Windows infecté de Hi-jacks. Nous avons un grand travail à faire. Beaucoup de cerveau à "déformater". Bonne chance à nous même. :-D
24 novembre 2007
Les programmeurs au congo
Les logiciels propriétaires sont dévastateurs. Beaucoup de personnes ne se rendent pas compte des conséquences néfastes causées par l'utilisation des logiciels propriétaires, surtout dans des domaines comme le développement de logiciels, qui est une zone sensible pour la Science Informatique.
Il y a actuellement beaucoup d'Instituts Supérieurs qui disposent de l'option "Informatique de gestion". Je pense notamment à l'ISC, l'ISIPA, Bel Campus, Esmicom, l'Ecole de finance et autres. On observe un afflux terrible de jeunes qui veulent devenir informaticiens. Mais malheureusement, la plupart ne savent pas ce qu'ils vont apprendre. Ils sont souvent très surpris par la quantité de matière et leur nature. Très peu sont ceux qui savent ce à quoi ils auront affaire. Ils sont acceptés sans aucun test.
Beaucoup pensent que c'est un perfectionnement de la bureautique ou un apprentissage plus poussé des logiciels informatiques existant. Et ce qu'il en résulte ne peut qu'attrister l'âme de l'ancien enseignant de programmation que je suis.
Bien avant que je m'inscrive dans un de ces instituts pour l'informatique de gestion, j'étais déjà très dégouté par la qualité des Analystes Programmeurs qui sortaient de ces instituts. Analystes Programmeurs dont certains étaient mes étudiants en programmation avec Visual Basic. Eux diplômés, moi autodidacte. J'en ai rencontré beaucoup qui ne savaient pas ce qu'était une variable ou faire la différence entre une valeur littérale et une valeur référentielle. Chers lecteurs, il y a beaucoup de chance que vous ne soyez pas programmeur, mais les exemples que je viens de donner veulent seulement dire qu'on est devant un médecin qui ne connais pas la différence entre le foie et l'estomac. Et une fois qu'ils ont obtenu leur diplôme, ils postuleront pour toutes les fonctions ayant trait à l'informatique sauf la programmation.
Leurs travaux de fins de cycles sont presque toujours réalisés avec Access. Les quelques uns qui le font en Visual Basic paient un programmeur pour qu'il leur conçoivent une petite application interagissant avec une base de donnée Access. Ceux qui arrivent à programmer avec Visual Basic ne font que des applications qui interrogent une base de donnée avec quelque quatre à cinq tables. Et rares sont ceux qui osent présenter leur candidature à une offre d'emploi d'analyste programmeur. Heureusement qu'il n'y en a pas beaucoup, ce genre d'offres.
Dans ces instituts supérieurs, on n'enseigne comme langage de programmation qu'un Visual Basic superficiel et presque pas de C++. Un pascal passager et une petite dose de DBase et de Cobol. Et il sortent de là bourré de Théories incomplètes et se perdent dans la nature.
Malgré l'apprentissage de ces autres langages, ils ne se concentrent que sur Visual Basic, pour faire des applications Windows. Du coup, aucune chance de côtoyer l'expérience des autres programmeurs à travers les logiciels libres. Conséquence : trop peu de programmeurs dans le pays.
Les pays en développement ont une longue route à faire et tout intérêt à promouvoir les logiciels libres, sinon il n'y a aucun espoir d'avoir des professionnels sérieux et de l'innovation en informatique.
23 novembre 2007
L'ordinateur dans les écoles congolaises
Depuis qu'Internet a atterrit au Congo vers la fin de la dernière décennie, un grand intérêt est né chez les congolais pour l'Informatique. Ainsi, la méthode magique pour trouver un emploi devient : anglais + informatique, même si ça ne reste que dans l'imaginaire collectif.
Les écoles non plus ne sont pas restées en arrière. Des demandes de fonds se sont faits de partout vers des organismes internationaux ou des particuliers, pour doter ces écoles d'ordinateurs, afin d'initier les écoliers à son utilisation. Une lueur d'espoir était né dans la lutte contre la fracture numérique. Mais cette lueur, n'est jusque là restée que leurre. Pourquoi ?
La plupart des écoliers ne sont jamais intéressés par ces cours "d'informatique". Et ils n'ont pas tort. Ils n'y apprennent que Windows, Word et Paint pour les plus jeunes. Les enseignants d'informatique ne sont alors pas assez important pour l'école qui les néglige bien, d'autant plus que la pondération de ce cours n'est pas officielle.
Les cours d'informatique à l'école sont devenus un outil de marketing pour attirer les parents, vu la concurrence grandissante dans le secteur de l'enseignement primaire et secondaire privé. Mais ces cours restent vides parce qu'il n'y a rien à enseigner. Il n'y a pas de logiciels, et les enseignants ne savent souvent pas grand chose de l'informatique.
Pour remédier à ce problème, Bumuntu Association dont je suis membre actif a commencé des prises de contact avec quelques écoles privées pour établir avec eux un programme d'enseignement de l'informatique à l'école avec les logiciels libres. La première école que nous avons contacté, par son directeur, a déjà donné son accord pour le projet, et la suite, nous vous en informerons dans les jours avenirs.
22 novembre 2007
Mister Ubuntu, tu creuses l'écart avec certains...
Cela fait près d'une année que je milite pour les logiciels libres au Congo. Je distribue Ubuntu et ce, depuis sa version 6.06.
Lors de la sortie de Gutsy Gibbon, j'étais très étonné de la quantité de mémoire vive que son live cd requiert pour fonctionner : 328mio, si je ne me trompe pas. Ce n'est pas grand chose puisque beaucoup d'ordinateur actuellement sont vendus avec 512mio de ram mais je suis dans un pays où sont vendus beaucoup plus les ordinateurs d'occasion que neufs.
Ces ordinateurs ont généralement des processeurs allant de 300 à 1000 mhz, et ce qu'ils ont en commun c'est la memoire vive : 128 mio. L'installation est difficile dans ce cas là. On est obligé de recourir parfois à Internet pour télécharger un alternate cd et installer en mode texte. Heureusement que ces derniers jours la situation commence à changer petit à petit et que quelques personnes vont parfois jusqu'à 256 mio. Mais ils sont rares. Je les exhorte toujours à passer à 256, mais une barrette de 128mio au Congo coute environ 35$. Et le salaire moyen des congolais est de 100$ le mois.
Je n'ai pas encore reçu les cds Gutsy Gibbon que j'avais demandés. Et je n'arrive pas à le télécharger parce qu'avec une connexion lente et intermittente (1Ko/s), le téléchargement sature vite la bande passante et les autres n'arrivent plus à se connecter : je renonce. Avec les précédents Live cd d'Ubuntu, j'avais découvert que je pouvais tout de même initialiser le live cd sur un ordinateur avec 128mio de ram. Mais je crains avec cette nouvelle version d'Ubuntu qu'on ne sache plus faire grand chose avec ces ordinateurs là.
Enfin, je me demande si cette consommation de la ram par le Livecd est nécessaire, sinon, il vaudrait mieux le débarrasser de ce qui n'est pas nécessaire. Et la merveilleuse chanson selon laquelle les GNU-Linux ressusciteraient des vieilles bécanes finira bien par devenir utopique.
21 novembre 2007
Adieu Shipit je t'aimais bien...
Lorsque j'ai découvert Ubuntu, je m'étais mis à télécharger l'entièreté de l'image de la version 6.06. Avec nos mauvaises connexions, ça m'a prit, je crois, une semaine entière.
Puis j'ai découvert Shipit, et je l'ai désespérément essayé. Oui, désespérément. Je pèse mes mots. La Grande Poste de Kinshasa, capitale du Congo (RDC) est une entreprise publique morte et enterrée. Lorsque le courrier arrive et qu'ils ne sont pas en grève (comme la plupart du temps), les agents de la poste les ouvrent pour essayer de découvrir des trucs intéressants (comme de l'argent). Ensuite, ils jettent le reste à la poubelle. Il n'y avait aucun espoir d'obtenir un cd Ubuntu par la poste. A ma grande surprise, les cds m'étaient parvenus. Puis j'ai réessayé une seconde fois, parfait. Mais je crois que c'était la dernière. Les deux dernières fois que j'ai commandé des cds, ils ne me sont pas parvenus. Me voilà de nouveau obligé de recourir à Internet.
Les administrations publiques de certains pays africains sont vraiment de n'importe quoi et la mauvaise gestion de la chose publique est vraiment un véritable frein au développement de ces pays. J'espère que tout ira mieux un jour. En attendant, je continue de distribuer Ubuntu 7.04.
Adieu Shipit je t'aimais bien tu sais...
19 novembre 2007
Que fait la jeunesse congolaise dans les cybercafés ?
J'offre une assistance technique gratuite à un cybercafé congolais pour qui j'ai installé Ubuntu sur une des machines. Et quand il m'arrive de passer les voir pour m'enquérir du déroulement de leur travail sur ladite machine, j'observe le comportement des internautes dans le cybercafé.
J'étais au début content de voir qu'Internet n'était plus l'apanage des adultes comme dans les années 2000 lorsqu'il est arrivé au Congo. Aujourd'hui on peut aussi voir les jeunes dont la tranche d'âge va de 14 à 18 ans devant les ordinateurs des cybercafés. Mais qu'y font-ils ? C'est là que je me suis très vite dégonflé parce qu'à voir ce qu'ils font, il est difficile d'espérer voir sortir d'entre eux des geeks capables d'apporter quelque chose à l'informatique.
Comme des robots, ils ouvrent google, ils tapent des noms des stars de la musique ou du cinéma, copie les liens des images dans leur boîtes e-mails et les envoies à leurs ami(e)s qui ont aussi des comptes e-mails. Si ça ne finit pas dans des sites pornographiques, ils ferment leur boites et s'en vont. Joyeux d'avoir touché à ce gadget qu'est Internet. Je me demande même s'ils savent la différence entre Internet et Ordinateur.
A qui la faute ? A leurs enseignants qui ne connaissent rien de l'ordinateur et qui se tuent à leur apprendre à dessiner avec Paint ou à écrire quelques lignes avec Word. Pourtant ils peuvent réellement stimuler dans ces enfants la curiosité dans cet outil qu'est l'ordinateur et parmi eux sortiront certainement des geeks qui peuvent faire quelque chose d'intéressant. La faute à leurs enseignants qui ne savent pas que les logiciels propriétaires ne peuvent pas leur apporter grand chose sinon une dépendance voulue par certains "grands" qui ne se contenteront jamais des milliards qu'ils ont déjà empoché en volant les consommateurs.
Vivement que Bumuntu Association voit le jour et apporte une nouvelle conception de l'informatique dans la tête de ces petits curieux.




