19 mars 2008
Qualité
Un jour que j'étais entrain de regarder la télé, je suis tombé sur un film d'animation qui m'accrocha bien, ainsi que ceux qui étaient avec moi au salon. Mais pas pour longtemps, parce que la qualité de ce film d'animation était bien loin d'être parfait. C'était comme s'il n'était pas achevé. Il y avait beaucoup de séquences où les personnages ne produisaient aucun son, et d'autres où certains sons étaient bien trop bas pour être entendus. Au bout de quelques secondes, je m'étais rendu compte de ce qui se passait : la chaîne de télévision locale que nous suivions était entrain d'émettre un film d'animation inachevée, probablement volé en studio et vendu sur Internet. Nous ne tardâmes pas à changer de chaîne.
Mon problème cependant est loin d'être les droits d'auteurs ni le piratage. C'est plutôt celui de la qualité. Imaginez un instant que ce film d'animation était vendu officiellement tel qu'on le voyait, et qu'il était subordonné à l'achat un lecteur DVD ou autres sans aucun moyen de remboursement. Cela aurait certainement provoqué des tôlées de protestations et les auteurs de ce film auraient certainement eu des problèmes avec la justice en cas de refus de remboursement.
Vous savez certainement où je veux en venir. C'est tout de même triste la passivité avec laquelle les gouvernements ont considéré la question de la vente liée dont se sont rendus coupables les constructeurs d'ordinateurs en subordonnant à leurs ordinateurs un produit à part entière qui a rendu la vie bien plus difficile que facile. Le pire c'est que ces produits ne sont pas de bonne qualité. On ne devrait pas ce gêner de le dire. Un bon produit est celui dont les performances sont toujours revues à la hausse. Avec Windows cependant, même si on mettait de côté la question des logiciels libres, sa qualité aurait au moins stimulé les gouvernements à intervenir en faveur des consommateurs qui deviennent comme des esclaves, ou encore des sujets du Royaume de Microsoft. Mais non, ils l'ont laissé s'enrichir à point de devenir en mesure de perturber n'importe quoi. Vous vous battez pour la liberté des infrastructures de l'information ? Il va corrompre aux yeux de tous pour tout embrouiller. Il va racheter des compétences et séduire même d'éventuels défenseurs de la liberté de l'information. Par là, je n'ose pas déclarer un désespoir dans la lutte que je soutient fermement nuit et jour, mais plutôt, plaindre une situation qui aurait pu être évité dès ses débuts. Si certaines sociétés informatiques ont payé le prix de la vente liée, pourquoi pas d'autres ?
Mon attention va beaucoup plus vers ceux qui prétendent soutenir le logiciel libre. Que faites-vous dans la vie de tous les jours pour résister à l'ennemi (puisqu'il faut l'appeler par son nom :-)) ?. Vous contentez-vous juste d'utiliser des logiciels libres sur des ordinateurs pour lesquels vous avez payé la taxe Microsoft ? Je pense à mon sens qu'acheter des ordinateurs liés à Windows revient à soutenir la vente liée. Une campagne de boycotte d'ordinateurs liés à Windows devrait être lancée. Nous nous battons contre la vente liée comme si les constructeurs d'ordinateurs était eux aussi victimes de cette situation. Microsoft n'aurait pu rien faire si eux n'avaient pas accepté ses offres. Quant à moi, je m'engage à ne me procurer que des ordinateurs "blanc" pour protester contre la vente liée. Les constructeurs d'ordinateurs devraient être punis tout autant que Microsoft.
16 mars 2008
Le méchant Geek.
Il était une fois un méchant geek au cheveux crépus qui avait des goûts bizarres jusqu'à préférer des systèmes d'exploitations dits libres qu'on appelle communément « Linux ». Il les répandait comme une peste autour de lui, et très souvent, pour rien. Il faisait un petit job qui lui donnait un peu d'argent de poches et prêchait le Libre à ses heures perdues.
Un jour qu'il n'avait rien dans ses poches, un vieillard du quartier le contact à cause de son ordinateur qui ne marchait plus bien ou plus du tout, je ne sais plus. C'était un petit soulagement pour lui, il allait recharger ses poches. Dans ce genre de cas, le méchant geek en profite pour faire des prosélytes. Mais ce jour là, il tomba sur un vieillard acharné, tenant à tout pris à conserver son système d'exploitation (les amis de TheInquirer.fr l'appelle souvent « système d'exploitation de la crédulité humaine ») et il en était à la version « 98 SE». Donc pas de « linux ». Rapidement, le méchant geek commence à s'irriter parce que le vieillard ne voulait pas comprendre et surtout, rien écouter. Le méchant geek voulait l'abandonner comme il le fait toujours, mais il craignait pour ses poches. Finalement, il renonce et accepte d'installer le système d'exploitation de la crédulité humaine, dans sa version « XP ».
Sa conscience le mordillant, il jura de ne pas lui installer un autre logiciel non libre.
A la fin, le vieillard lui demande :
Mais où je fais mon traitement de texte ?
Le méchant geek ouvre un éditeur de texte, « Write » je crois. et le vieillard de rétorquer :
Mais il est pas bien celui là !
Mais si qu'il est bien, réponds le méchant geek. Macdosoft, comme d'habitude, a fait beaucoup de progrès, il ramène tout à la simplicité. Dites moi pépé, quelles sont les fonctions que vous utilisez souvent dans votre traitement de texte ?
Le vieillard, ne comprenant pas le piège, énuméra bien les fonctions, et le méchant geek les appliqua avec le logiciel « innovateur » de Macdosoft. Le vieillard ébloui lui demanda comment il fait pour écouter la musique.
Un peu embarrassé, le méchant geek trouva tout de même une solution :
Tu ouvres le super-méga-génial menu « démarrer », et tu cliques sur « Exécuter » et (pointant une zone) dans cette zone texte tu tapes ceci : « c:\windows\system32\mplay32.exe ».
Ce qu'il fait et (selon ses dires) un lecteur multimédia « next generation » avec une interface graphique épurée capables de lire sans codecs supplémentaires tous les formats audio, surtout le format « .wav » apparait instantannément. Il lit un cd et continue l'explication.
Notre vieillard se voyait devenir immortel et posa une dernière question :
Mon petit fils Henri est un passionné de l'infographie, dans l'ancien système, il avait Photoshop 7. Que peut-il utiliser maintenant ?
Eh bien, dit le méchant geek, (rigolant au fond de son coeur), tout est inclus dans ce pack. Il vous suffit monsieur d'ouvrir « Paint », et d'y trouver, toujours avec la nouvelle philosophie d'épuration d'interface, un environnement sans égale de traitement d'image. Il est tellement puissant qu'une image d'environ 700ko met près de 30 seconde avant de s'ouvrir. Adobe dans son Photostop..
PhotoSHOP, corrige le vieillard
PhotoSHOP, ok. Je disais, Adobe multiplie inutilement des fonctions qui font très souvent la même chose. Avec ce nouveau pack, vous avez tout ce qu'il vous faut en très peu d'espace.
Le vieillard, rajeuni avec ces nouveaux outils demanda aux méchants geek la facture du service.
Pour un tel service, le vieillard paya toute sa facture, content d'appartenir enfin à la « next generation » !
Emmanuel Gontcho
15 mars 2008
Message de reconnaissance
2008/3/15, Michel Koffi <######@yahoo.ca>:
- Masquer le texte des messages précédents -
De la part de Michel au cyber mateta juste pour vous [remercier] car on
est vraiment en paix avec votre système d'exploitation UBUNTU.
bien de bonne chose et je vous encourage [à] faire plus de performance pour aller plus loin avec votre UBUNTU
bien de bonne chose
Devenez un meilleur amigo grâce à #######
Ce message, je l'ai reçu d'un tenancier de Cybercafé dans mon quartier, à Kinshasa en République démocratique du Congo. j'avais installé Ubuntu sur une de ces 5 ordinateurs. Je ne suis pas encore allé voir ce qui se passe dans son cybercafé, mais à la lecture de ce message, il doit en avoir vu de toutes les couleurs avec Windows !
Longue vie au Libre !
04 mars 2008
Bien vivant...
...Et même plus solide que l'ennui.
Eh oui, après une assez longue absence sur Internet dû à l'impossibilité d'y accéder, me voici de retour avec une Fondation Maracouja toujours grandissant.
Je viens d'arrêter avec mon emploi à l'imprimerie et je vais désormais me consacrer au libre dans la petite Fondation Maracouja qui commence à prendre forme.
Le but de Maracouja est la lutte contre la fracture numérique avec les logiciels libres. Nous allons porter les logiciels libres aux populations africaines dans leurs langues maternelles. Pour cela, le département de la communication trace un agenda pour la traduction des logiciels libres dans les langues locales. Nous commencerons évidemment par Ubuntu, dans sa déclinaison Gnome. Des manuels sur l'informatique seront créés, eux aussi dans les langues locales. Ce n'est pas un travail facile, parce que la seule République Démocratique du Congo où nous sommes basées a 4 langues nationales. Mais au grand total, il y a près ou plus de 450 dialectes. Ca ce n'était qu'une information, nous ne nous concentrerons que sur les 4 langues nationales.
Des formations seront données dans ces langues, et une équipe de développement sera créée d'ici une année. Et il y aura bien plus.
Longue vie au libre...


